Des histoires d’ours et de neigeNé le 15 juin 1976 à Bangor (Irlande du Nord),
Gary Lightbody tombe très vite dans le bain de la musique. Fan de
U2, il joue de plusieurs instruments et compose dès l’adolescence ses propres chansons. Lors de sa première année d’études à l’université écossaise de Dundee, il rencontre
Mark McClelland. Né le 30 mars 1976 à Belfast, ce dernier est plutôt porté sur la basse. Nous sommes en 1994 : les deux musiciens deviennent amis et décident de fonder un groupe qu’ils appellent Polarbears. Cependant, un groupe américain du même patronyme ne l’entend pas de cette oreille. En 1997, Polarsbears devient alors
Snow Patrol.
Les prémices du succèsEn 1997, Lightbody et McCelland enregistrent un maxi,
Starfighter Pilot (Electric Honey) avec Rochard Colburn, le batteur de
Belle and Sebastian. Après avoir recruté le batteur
Jonny Quinn, ils enregistrent un premier album.
Songs for Polarbears, (1997) sort chez Jeepster Records, le label de
Belle and Sebastian. L’accueil est encourageant au Royaume-Uni, celui-ci étant charmé par le rock pensif aux accents grunge et électros de
Snow Patrol. Mais le succès est très discret. À la fin de leurs études, en 2000, les membres du groupe déménagent à Glasgow, la plus grande ville d’Ecosse, capitale bien plus bouillonnante qu’Edimbourg. Bien déterminés à percer dans le monde de la musique, ils écrivent et enregistrent
When It’s All Over We Still Have to Clear Up, qui paraît en 2001. Malgré un bon accueil critique, les ventes ne suivent toujours pas. Jeepster Records les congédie.
La révélationLe groupe ne se laisse pas abattre et recrute le guitariste Nathan Connolly. Ils demandent aussi l’aide de
Iain Archer, compositeur et multi-instrumentiste, et également originaire de Bangor. Il se joint à eux pour l’écriture de nouveaux morceaux. Quelques mois plus tard,
Snow Patrol est signé chez Fiction, une filiale de Polydor, et part à Londres s’atteler à son troisième album, sous la houlette du producteur Garret « Jacknife » Lee. Celui-ci, qui sera plus tard à l’origine de réussites de
Bloc Party, oriente le groupe vers des sons plus pop et plus accessibles. Précédé d’un
single à succès, la ballade
« Run »,
Final Straw fait de ses auteurs des stars au Royaume-Uni, qui voit en eux les nouveaux
Coldplay. L’album connaît aussi une belle carrière aux Etats-Unis. Et
Iain Archer peut se lancer dans une carrière solo après avoir reçu un
Ivor Novello Award pour sa participation à l’écriture de
Final Straw.
L’un part, l’autre resteLe succès ne réussit cependant pas à l’équilibre du groupe. En 2005,
Mark McClelland quitte
Snow Patrol : officiellement pour divergences d’opinion, officieusement pour mésentente due à la personnalité caractérielle de Lightbody. Peu de temps après, le bassiste
Paul Wilson et le claviste
Tom Simpson rejoignent le groupe, qui sera désormais concentré autour de la personnalité charismatique de Lightbody.
Snow Patrol vit alors une période euphorique, enchaînant les concerts, seuls sur scène ou en première partie de leurs idoles (et principales influences)
U2. Ils participent également à l’édition 2005 du prestigieux festival
Live 8 de Londres. De son côté, McClelland se console en fondant le groupe de rock Little Doses.
La consécrationLoin de se perdre dans les paillettes, le groupe retourne en Irlande, dans le studio de Grouse Lodge, pour enregistrer un nouveau disque.
Eyes Open sort en 2006. Il est non seulement très bien accueilli au Royaume-Uni, mais aussi aux Etats-Unis où il est certifié disque d’or. La ballade
« Chasing Cars » est un hit : utilisé dans des séries dont le célèbre
Grey’s Anatomy, il se classe dans le Top Five du Billboard américain.
Eyes Open se vend à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde. L’année suivante,
Snow Patrol écrit
« Signal Fire » pour la bande originale du blockbuster
Spiderman 3, réalisé par Sam Raimi. Et participe à un autre festival londonien à but caritatif : le
Earth Live.
Un brillant avenirUne fois encore,
Snow Patrol ne souhaite pas s’endormir sur ses lauriers.