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Biographie de Squarepusher

Il signe la même année sur Ninja Tune un remarquable remix du titre « Scratch Yer Head » inclus dans l’album Refried Food du collectif de DJs, DJ Food.
Sollicité par les créateurs de Ninja Tune Coldcut et par le label belge R&S pour une signature d’artiste, c’est finalement sur le label de Sheffield Warp Records que Squarepusher accepte de sortir ses futurs titres. La qualité du catalogue et la présence d’Aphex Twin, LFO et Autechre ont fortement influencé Thomas Jenkinson dans sa décision finale. Sa musique inclassable et son background de musicien classique font de Squarepusher la perle rare et contribuent à faire de Warp Records le plus diversifié des labels électroniques. Le maxi Port Rhombus sorti le 1er juillet 1996 précède la parution le 28 avril 1997 du premier album warpien de Squarepusher Hard Normal Daddy.
Moins touffu que le précédent, c’est un disque plus contrôlé où l’on retrouve les influences habituelles à base de jazz et de jungle de l’artiste avec un sens plus développé de la mélodie et des structures. L’album fêté par les magazines musicaux atteint le chiffre très positif de 75000 unités vendues, résultat réjouissant pour un album aussi original. La même année, le mini album Big Loada qui pousse encore plus loin la prouesse en programmations rythmiques est salué par le NME en termes flatteurs recommandant plusieurs écoutes pour en goûter toutes les richesses.
 

Un homme orchestre surdoué …

 
En 1998, il sort l’étonnant troisième album de sa carrière Music Is Rotted One Note. A l’inverse des précédents qui mélangeaient séquences live et programmations, celui-ci est entièrement organique. Tom Jenkinson renonce à prendre un groupe pour l’accompagner et se charge seul de la basse, de la batterie et des claviers. La musique est une réinterprétation magistrale du jazz joué par Miles Davis sur Bitches Brew ou Live Evil. La critique unanime salue la performance technique et musicale de l’album. Squarepusher est désormais considéré à la fois comme un compositeur électronique à suivre impérativement et un bassiste surdoué. Au festival d’été Sonar de musiques électroniques de Barcelone, il livre cette année-là un show ébouriffant et éprouvant où seulement armé de sa basse et de ses machines, il prouve qu’il  demeure un des rares musiciens de la sphère techno à maîtriser la scène.
 

…et prolifique

 
S’ensuit une frénésie de sorties durant l’année 1999 avec tout d’abord le mini album Budakhan Mindphone en mars. Le contenu est assez similaire à Music Is Rotted One Note avec en supplément des colorations dub sur le planant « Lambic 5 Poetry ». Le 6 juillet paraît le EP Maximum Priest de la même veine que Budhakhan Mindphone qui offre en bonus trois remix intrigants de ses amis musiciens Wagon Christ et Autechre. Selection Sixteen, un mini album sorti le 9 novembre alterne le jazz débridé de Music Is Rotted One Note avec des titres plus électroniques orientés jungle.
Après ce rythme intensif de sorties, Squarepusher reste absent du circuit pendant l’année 2000. Le 15 mai 2001, sort l’étonnant single « My Red Hot Car », l’un des titres les plus accessibles de sa carrière directement élu single du mois par le magazine musical anglais New Musical Express. Sorte de parodie facétieuse du style « 2-step » en vogue dans les clubs anglais, « My Red Hot Car » en reprend les grosses basses et la mélodie vocale assez lisse pour mieux les saboter de l’intérieur. Ce titre à la fois « radiophonique » et expérimental est un digne cousin de « Windowlicker » de son mentor Aphex Twin avec qui il crée la même année le label Men. L’album qui suit ce single malicieux, Go Plastic, paru le 26 juin 2001, voit Squarepusher revenir à des ambiances entièrement électroniques avec toujours le souci constant d’abstraction de ses précédents travaux. L’instrumental délicat « Tommib » sera inclus par Sofia Coppola sur la bande sonore de son premier film Lost in Translation  en 2003.
L’album suivant Do You Know Squarepusher?, sorti le 1er octobre 2002, perpétue ces sons électroniques en intégrant l’influence de la musique concrète. Composé d’un mini album studio et d’un live déchaîné au Japon - où il joue seul de tous les instruments -, le disque ne déroge pas à la complexité de son œuvre et continue à surprendre à l’image de cette reprise respectueuse du « Love Will Tear Us Apart » de Joy Division.

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Les dates ...

2008 (19 Novembre)
Concert de Squarepusher
2008 (15 Septembre)
Sortie de Just a Souvenir

Vidéo

Squarepusher - clip vidéo Beep Street

Beep Street
Squarepusher