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par Christian Larrède

Spencer Davis Group, TrafficBlind Faith, une carrière en solo : Steve Winwood constitue l’un des très rares exemples, dans l’histoire du rock, de talent juvénile à ne pas s’être brûlé les ailes au brasier d’une gloire soudaine. Extraordinaire chanteur, organiste exceptionnel et très bon guitariste, il reste bien au contraire l’une des voix majeures du rock britannique. Des tubes rhythm and blues du début (« Gimme Some Lovin’ ») à la sérénité actuelle d’un rock adulte : quarante années d’une carrière en majuscules.

Stephen Lawrence Steve Winwood pousse ses premiers cris le 12 mai 1948, à Handsworth, faubourg de Birmingham (également patrie de Black Sabbath et des Dexys Midnight Runners). Elève de la Great Barr School, il se consacre très jeune au développement de la scène rhythm and blues de sa ville, en touche-à-tout de génie (il joue de la guitare, du piano, et de la batterie). C’est à l’âge de huit ans qu’il fait ses débuts, avec son père et son frère aîné Muff, au sein du Ron Atkinson Band.

Il fait par la suite ses premières armes d’instrumentiste professionnel en accompagnant à l’orgue Hammond des bluesmen ou rockers noirs en tournée en Grande-Bretagne (B.B. King, Chuck Berry ou John Lee Hooker avaient coutume de voyager seuls sur le vieux continent et de recruter des groupes sur place). Il enregistre à cette occasion et en 1965 un premier 45-tours avec le groupe The Anglos (et sous le pseudonyme de Stevie Anglo).

Des débuts en fanfare


A peine âgé de quinze ans, il chante ses premières chansons à succès avec le Spencer Davis Group, auquel il participe au côté de son frère. Quelques standards comme « I’m the Man » ou « Keep on Running », en deux flamboyantes années de 1966 à 1967, font du quatuor l’un des ensembles les plus considérés de la scène rhythm and blues britannique. C’est toujours en 1967 qu’il collabore (sur la chanson « Voodoo Chile ») à l’un des disques majeurs de l’histoire du rock, un Electric Ladyland signé Jimi Hendrix.

Groupe essentiel et supergroupe

Winwood retrouve alors de vieux copains de sa ville natale, et fonde le plus aventureux Traffic, en compagnie du batteur Jim Capaldi, du bassiste et flûtiste Chris Wood, et du guitariste Dave Mason : ils écrivent ensemble l’un des plus belles pages du rock anglais, teintées de jazz et de psychédélisme, et riches d’influences extra-européennes.

En 1969, le jeune homme fonde aux côtés d’Eric Clapton (et après l’expérience avortée de Powerhouse, dirigé par le même), ce qu’on doit bien considérer comme le premier super groupe de l’histoire.

Les dates ...

2004
Récompense : admission de Traffic au Rock'n'Roll Hall of Fame
1997 (03 Juin)
Sortie de Junction Seven
1994 (03 Mai)
Re-formation de Traffic avec Steve Winwood et Jim Capaldi
1986 (Juin)
Sortie de Back in the High Life
1981 (Juin)
Sortie de Arc of a Diver

Vidéo

Higher Love
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