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Période d'activité : 1990 - ce jour

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Biographie de The Brian Jonestown Massacre

 Premier groupe dans l'histoire à se consacrer à perpétuer la musique imaginée par Brian JonesThe Brian Jonestown Massacre est un cas à part. Formé à San Francisco (Californie) en 1990, le groupe peine à stabiliser une formation où passent plus de quarante musiciens. The Brian Jonestown Massacre sort son premier album Methodrone en 1995. Strung Out in Heaven en 1998 est l'une des réussites de leurs parcours, mais le plus improbable se produit en 2009 quand leur mini-album Smoking Acid EP se retrouve classé dans les meilleures ventes de simples en France. Toujours aussi talentueux et décalé, The Brian Jonestown Massacre sort Who Killed Sgt. Pepper ? en février 2010. L'inspiration de Anton Newcombe et de ses camarades est loin de se tarir en 2012 avec Aufheben.





Commentaires - 1 commentaire

Clement D.
Anton Newcombe, membre clef au sein du Brian Jonestown Massacre, est également le fondateur du (label) « Committee to keep music evil », auquel participe le jeune groupe Black Angels.

Ces 6 texans, originaire d’Austin, nous offre en ce début d’été leur second album psychédéliquement orienté : « Directions To See A Ghost ».
Et il faut reconnaître qu’Anton Newcombe a su bien s’entourer.

Ce second opus oscille entre obscurité et clarté, embardées rock et murmure de sensations exacerbées.
Leur pochette est véritablement la carte du chemin onirique que le groupe nous fait emprunter au cours de leurs 11 morceaux, autant vous dire qu’on a la tête en bas dans ce cosmos rouge et vert, impossible d’échapper à leur musique aussi forte qu’une distorsion incontrôlable et si magnétique à la fois.

La musique des Black Angels perpétue l’élan de l’acid-rock impulsé dans les sixties avec un brio et un puritanisme remarquable.
Leur nom puise sa source dans les compositions du Velvet Underground : « The Black Angel’s Death Song » (album : The Velvet Underground & Nico), tout comme leur logo qui n’est autre qu’un cliché modifié de Nico, déesse de glace du Velvet.

Bien que leurs compositions se dotent de guitares au son saturé et « consistantes », tout comme d’une puissante rythmique répétitive, leur « pièce montée » psychédélique reste de grande qualité et ne peine pas à prendre forme, et ce dés la première écoute.
Tout de suite des titres comme « Doves », « Dee-Ree-Shee », « Never/Ever » ou « Snake In The Grass », s’imposent confusément à l’esprit comme des titres loin d’être anodin. Les écoutes successives de l’album confirment ce pressentiment et laissent toujours apparaître de nouveaux climats à chaque fois plus prenant (« Mission District »).

Des réminiscences sixties semblent apparaître ici et là, comme le fantôme promis dans le titre de l’album. Un sentiment d’affiliation injustifiable se crée sur « Vikings », un fantôme « Velvetien » semblant s’être glissé sur les bandes.
D’autre part l’utilisation de la sitar au son immédiatement reconnaissable (« Dee-Ree-Shee »), tend à rappeler les expérimentations sixties (Beatles, Rolling Stones, Anandar Shankar).
Mieux encore on semble entendre sur le titre « Never/Ever » le son des 13th Floor Elevators, emblématique groupe psyché également originaire d’Austin.

Les Black Angels finiraient par nous faire croire en un « triangle des Bermudes » psyché à Austin ou quelque autre magie, comme en témoigne la dernière composition de l’album : « Snake In The Grass ». 16 min comme on ne semblait plus en faire depuis longtemps, on se perd définitivement dans les méandres de la musique des Black Angels pas si sombre que ça, et capable d’élans lumineux bien ressentis et menés d’une main de fer.

Attention « Directions To See A Ghost » est une invitation rock à venir passer un remarquable moment de plaisir psyché aux effets garantis.
Bel album donnant une remarquable suite à leur précédent « Passover ».

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