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Biographie de The Jam

par

Paul Weller (guitare) et Rick Buckler (batterie), originaires de Woking, dans le Surrey, se connaissent depuis 1973. C’est sur l’impulsion du guitariste Steve Brookes qu’ils forment The Jam qui n’est, à ses débuts, qu’un rassemblement de copains venus faire la fête. Paradoxalement, c’est avec le départ de Brookes en 1975 que le groupe, rejoint par Bruce Foxton (basse), devient plus sérieux et commence à faire des progrès, alors que ses membres vont encore à l’école.

Weller a 17 ans et vient de découvrir Dr. Feelgood et leur album, Down By the Jetty. Comme beaucoup de groupes punk, The Jam fait ses armes avec le pub rock.Grâce à leur manager, John Weller, qui n’est autre que le papa de Paul, The Jam entreprend dès le début 1976 d’écumer le circuit des pubs londoniens. C’est à cette époque que Paul découvre des groupes anglais des années 1960 comme The Who et The Small Faces, et, dix ans après ses nouveaux héros, devient à son tour un mod, sacrifiant à tous les rituels de cette tradition de dandys typiquement britanniques : il s’achète un scooter, une parka et se rend à des soirées Northern Soul.

Le mélange d’influences rock sixties et rhythm’n’blues va ainsi marquer sa musique pour toujours, et le son du groupe devient immédiatement plus nerveux et agressif. Weller constate qu’il est dans l’air du temps quand il découvre en juillet les Sex Pistols sur scène : ces leaders de la nouvelle vague punk aiment les mêmes groupes que lui (ils reprennent eux aussi des titres des Small Faces) et jouent avec la même énergie (et le même manque de technique…).

Un autre groupe phare de cette révolution musicale, The Clash, va jouer un rôle important en poussant Weller à écrire ses propres chansons dans une veine personnelle, comme il le confirmera bien plus tard, à sa façon, au magazine Mojo : « Certaines des premières chansons de The Jam étaient exécrables, des tentatives de prises de conscience sociales. Mais ce n’était que moi singeant The Clash, après avoir lu des interviews de Joe Strummer et de Mick Jones, disant que les gens devraient écrire à propos de ce qui se passe aujourd’hui. Je n’y avais jamais pensé auparavant. »

Ces chroniques virulentes de la vie de la classe moyenne, dans la grande tradition de celles que Ray Davies concoctait dix ans plus tôt pour les Kinks, seront en grande partie responsable du succès immédiat de The Jam auprès des jeunes anglais (on parlera bientôt de Weller comme de la « voix de sa génération ») et des moins jeunes : Pete Townshend (The Who) ne tardera pas à le considérer comme son digne successeur.

En septembre 1976, alors que le groupe se produit dans tous les clubs en vue de la capitale (Nashville Rooms, 100 Club, Greyhound), paraissent dans la presse les premiers articles à lui être consacrés. Il attire ainsi l’attention de Chris Parry, directeur artistique chez Polydor, qui a une revanche à prendre car CBS vient de lui piquer The Clash… The Jam signe avec Polydor en février 1977, pour une avance de 6 000 Livres (bientôt renégociée) !

Le premier album, In The City, sort en mai, à la suite du single du même nom. The Jam est pris dans la tourmente punk tout en conservant ses distances par rapport à ce « mouvement » : « Nous ne sommes pas vraiment un groupe punk, mais je suppose que nous faisons partie de la new wave » déclare alors Weller. L’album se vend à plus de 60 000 exemplaires en quelques semaines et atteint la 20ème place des classements, alors que le groupe participe à la fameuse tournée Anarchy des Sex Pistols, dont il se fait rapidement virer pour des raisons prétendues idéologiques.

Le trio est effectivement mal vu par les punks, considéré comme une bande d’arrivistes en costumes noir et blanc sixties n’ayant pas les bonnes coupes de cheveux. Le paradoxe, comme à l’époque de la rivalité entre Beatles et Stones, est que la majorité des punks sont issus de la classe moyenne alors que les membres de The Jam, perçus comme des conservateurs (à cause de quelques déclarations malheureuses de Weller qui corrigera rapidement le tir) viennent réellement de la classe ouvrière…Mais Weller, qui n’a que 18 ans, écrit des hymnes de trois minutes qui cristallisent la colère et la frustration de toute une génération.

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Les dates ...

1982 (Mars)
Sortie de The Gift
1980 (28 Novembre)
Sortie de Sound Affects

Vidéo

The Jam - clip vidéo The Eton Rifles

The Eton Rifles
The Jam