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Biographie de The Moody Blues

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Go Now !

Presque tous originaires de Birmingham en Angleterre, la première version des « Moody Blues (nom emprunté à un thème de Duke Ellington et à celui de la bière locale Mitchell & Butler) en mai 1964 est composée pour les plus anciens de vétérans de la scène de la ville : Denny Laine (chant & guitare), Graham Edge (batterie), Ray Thomas (harmonica, flûte, saxophone & chant), Clint Warwick (basse & chant) et leur aîné Mike Pinder (chant & claviers). Leur premier manager est Tony Secunda, une figure du rock britannique qui deviendra célèbre en ruinant les Move et en propulsant Marc Bolan au sommet, qui leur obtient un contrat avec Decca, déjà fort des Rolling Stones. Le premier 45 tours « Steal Your Heart » en août est un échec trois mois plus tard, mais leur reprise immédiate du titre américain de Bessie Banks produit par Lieber & Stoller, « Go Now ! », une ballade musclée, est n°1 en Grande-Bretagne en moins d’un mois, en décembre, considérablement aidé par l’un des tous premiers films vidéo promotionnels jamais réalisés. Cette rapide notoriété entraîne la sortie du premier album en juillet 1965, baptisé Go Now ! aux Etats-Unis, mais ignoré. Le groupe hésite entre reprises de blues, ballade pop et soul, et les compositions Laine/Pinder ne sont pas à la hauteur. Leur reprise enragée du bluesman Sonny Boy Williamson « Bye Bye Bird » est un petit hit radio en France en décembre, tandis que leur essai frénétique sur le « I’ll Go Crazy » de James Brown de 1960 entraîne une réédition de la version originale aux Etats-Unis. Rod Clarke remplace Warwick en juillet 1966 (lequel est décédé le 15 mai 2004), et « Boulevard de la Madeleine » moitié en français moitié en anglais, qui célèbre les arpenteuses du trottoir de l’époque de cette artère parisienne, passe inaperçu et n’est incluse dans aucun album original. Après ce nouvel échec, l’orchestre se sépare brièvement en octobre puis est entièrement remanié un mois plus tard, autour du trio fondateur Pinder, Thomas et Edge : John Lodge remplace Clarke et le talentueux et plus jeune Justin HaywardDenny Laine, parti lui plus ou moins en solo et qui co-fondera Wings avec Paul McCartney en 1971. Les trois 45 tours suivants en 1967 sont encore des échecs, les finances sont débitrices et il est temps d’abandonner leur formule stérile et trop concurrentielle.

Des nuits de satin blanc

Mike Pinder utilise le mellotron alors inconnu dans le rock (instrument dérivé de l’orgue Hammond, qu’il a contribué à assembler, et que les Beatles n’useront qu’en 1967), et il est décidé de donner plus d’importance aux contributions de Ray Thomas. Tandis que leur maison de disques, voulant promouvoir les 33 tours stéréo « haute fidélité » (toutes les productions de cette époque étaient encore monophoniques, les mixages stéréo plutôt « artisanaux » étant proposés en deuxième option) les « oblige » à élaborer une œuvre de rock symphonique basée sur La Symphonie du Nouveau Monde du compositeur classique tchèque Antonin Dvorak, leur enjoignant le producteur « maison » Tony Clarke, qui deviendra d’ailleurs presque un membre du groupe à part entière. Days Of Future Passed enregistré avec le London Festival Orchestra paraît en novembre 1967 et est considéré comme le premier album de rock symphonique de l’histoire. Il dépeint la journée d'un homme dans la société civilisée du XXème siècle, est un joli succès commercial, surtout aux Etats-Unis, et contient la fameuse ballade « Nights In White Satin » devenue un classique, et qui fait la fortune de son créateur Justin Hayward, bien servi par ses « I love you, yes I love you » répétés à l’infini et la partie de flûte de Ray Thomas. « Nights In White Satin » est même n°2 en France en mars 1968, coincé entre Sheila et Otis Redding… La formule est trouvée et fonctionne, faite d’arrangements pop et classique, de mélodies simples, de duos claviers + flûte et d’une production raffinée, très sophistiquée même pour l’époque, où l’écho et la réverbération dominent.

Melancholy Man

Inspiré par George Harrison, Ray Thomas introduit le sitar dans sa palette, Graham Edge se concentre sur les textes, dont les poèmes sont lus par Mike Pinder au début de quelques albums, ou récités à l’intérieur.

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Les dates ...

2005 (23 Octobre)
Concert des Moody Blues
1999 (17 Aout)
Sortie de Strange Times

Vidéo

The Moody Blues - clip vidéo Go Now

Go Now
The Moody Blues