Un premier extrait, « Birthday Girl » avec Patrick Stump de Fall Out Boy, surprend tout le monde de par sa légèreté, à laquelle plus personne n'était habitué de la part de ce groupe sans concession sonique. Il est vite uniquement disponible qu'en téléchargement sur iTunes ou alors en tant que bonus track sur les pressages hors Etats-Unis. L'ambiance est toujours aussi chargée en sons lourds, nettement plus synthétiques que d'habitude.
Communauté virtuelle
The Roots ne sont pas que des musiciens infatigables. Ils sont également à l'origine de bon nombre d'initiatives, toujours en rapport avec la musique. Ce sont par exemple les premiers à lancer une labellisation musicale, usant désormais de la griffe okayplayer pour désigner tout ce qui est proche de l'univers musical du groupe. Ils développent ainsi à travers le site okayplayer.com une véritable communauté en ligne d'artistes en herbe guidés pas les conseils prodigues d'un ?Love fort en verve et encore plus homme orchestre qu'en live avec son groupe. Ils ne sont également pas indifférents aux appels du pied des cinéphiles de tous bords. Le groupe tout entier se retrouve en effet grimé en Noirs dans Bamboozled en 2000, farce de Spike Lee filmée en DV narrant les pérégrinations mentales d'une équipe d'auteurs pour la télévision faisant revivre le passé peu glorieux de la société américaine lorsque les Noirs étaient joués par des Blancs maquillés.
Messages
Ils essaient d'apparaître dans des films diffusant un message comme le concert filmé par Michel Gondry Block Party, et organisé par Dave Chappelle le 18 septembre 2004, réunissant tous les proches de l'univers rootsien. Les membres du groupe jouent leur propre rôle dans Brooklyn Babylon en 2001, critique sociale des clichés ethniques freinant bien souvent les relations entre personnes d'obédiences différentes, avec Black Thought dans le premier rôle. Ou encore Chasing Liberty en 2004 avec Mandy Moore, déjà plus anecdotique. Plus récemment on leur doit From the Mouthpiece on Back, un documentaire éveillant les consciences à propos d'une fanfare de La Nouvelle-Orléans.
Sur tous les fronts
Ils sont sur tous le fronts, réguliers des plateaux télés, apparaissant dans le show politique très satirique de Steven Colbert par exemple ou encore le Dave Chappelle Show avant que le comique ne refuse l'offre de 50 millions de dollars de Comedy Central afin de poursuivre sur la chaîne câblée. Ou encore organisant chaque année un concert attirant toutes les stars la veille des Grammys. ?Love est également en train de se faire un nom dans le monde de la nuit, profitant des tournées incessantes de son groupe pour arpenter les clubs de tous horizons et y diffuser les rares grooves issus de ses bacs à disques magiques.
Au début de l'été 2010, alors que le collectif semblait avoir cessé ses activités avec Rising Down (2008), paraît le surprenant How I Get Over. Sur ce neuvième album studio, et à contre-courant du rap bling-bling de leurs confrères, The Roots continue de proposer avec pertinence une mixture subtile et sans concession aux modes faite de jazz, soul et de rap, avec un soupçon de rock indépendant. How I Get Over bénéficie de la présence d'artistes aussi divers que Blu, l'Islandaise Patty Crash, Joanna Newsom (à travers un sample), Monsters of Folk (pour le premier titre extrait, « Dear God 2.0 »), et l'ami de longue date Dice Raw. La même année, le combo sert d'accompagnateur de luxe à l'album Wake Up! de John Legend.
The Roots est de retour en décembre 2011 avec Undun. Ce treizième opus est le premier basé sur un concept, en l'occurrence l'histoire semi-fictionnelle de Redford Stephens, un ingénieur promis à une belle carrière qui voit sa vie tourner au cauchemar après un mauvais coup. Sufjan Stevens, auteur d'une chanson qui a inspiré le groupe, se joint aux autres collaborateurs de l'album (Big KRIT, Phonte, Dice Raw, Bilal...) dont le premier extrait s'intitule « Make My ».
DaBee
Les dates ... 2011 (05 Décembre) Sortie de l'albumUndun 2010 (28 Juin) Sortie de How I Get Over |