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Originaire de Tolède en Espagne, The Sunday Drivers parcourt les scènes européennes et américaines depuis 2003, date à laquelle sort leur premier album homonyme. Entre les Beach Boys, des Oasis apaisés et des Beatles ibères, les « Chauffeurs du dimanche » libèrent leur pop mélancolique mais ensoleillée grâce à des chansons qu’on écoute volontiers en voiture, les cheveux au vent.

The Sundays Drivers se forme à Tolède (Espagne) en 1999, sous l’égide du chanteur et guitariste Jero Romero, du guitariste Fausto Pérez, du bassiste Miguel de Lucas, du batteur Carlos Pinto et du claviériste Lyndon Parish. Après avoir arpenté les scènes de la région de Tolède, de Madrid et de Valence, le groupe, fortement inspiré par la surf music californienne et par la pop anglaise des années 60 et 70, s’attele à la composition de son premier opus homonyme, qui sort en 2003.

Rejoint par un autre claviériste, Julián Maeso cette même année, le son de The Sunday Drivers s’affine, et ressort totalement décomplexé de ses influences cependant évidentes. La voix de Romero s’apparente parfois à celle d’un Liam Gallagher, en moins torturée. Et la musique des Sunday Drivers sent bon le soleil, comme la surf music des groupes californiens des années 70. La critique, d’abord férue du groupe en Espagne (pas avant 2005 en France), n’hésite pas à citer les Beach Boys, The Band ou les Beatles en guise de comparaison… The Sunday Drivers est lancé, au moins dans son pays.

The Sunday Drivers, en route vers la France et l’Angleterre

En 2005 sort l’album qui va consacrer les Sunday Drivers hors des frontières Ibériques. Le NME (magazine anglais très influent) va même présenter le groupe comme son nouveau coup de cœur… Ce deuxième album du groupe, baptisé Little Heart Attacks, sort chez Mushroom Pillow (en France et dans le monde chez Naïve) et remporte un joli succès, notamment lorsque le groupe vient se produire sur scène. Emmené par le single « Oh My Mind », l’album des « Chauffeurs du dimanche » suscite l’intérêt de la critique en France, ainsi que de l’enthousiasme d’un public attiré par tout ce qui peut venir d’Espagne, d’abord par principe, et ensuite par satisfaction réelle…

En effet, en plus de leur carton au festival barcelonais Benicassim, leur passage en France lors de festivals d’été notoires comme les Transmusicales de Rennes en 2004, les Vieilles Charrues, Art Rock et Rock en Seine en 2005, et les Eurockéennes de Belfort en 2006, laisseront des traces indélébiles dans la mémoire d’un public découvrant un groupe de rock qui, une fois n’est pas coutume, ne provient pas d’Angleterre ou des Etats-Unis, même si leurs titres sont chantés en anglais. Le groupe vendra 30 000 exemplaires de son Little Heart Attacks en France.

Retour en fanfare…

Fort de ce succès européen, les Sunday Drivers font salle comble chaque soir de leur tournée, et commencent à écrire de nouvelles chansons. Tiny Telephone, leur troisième album, paraît en avril 2007 chez Naïve. Enregistré à San Francisco sous la houlette de Brad Jones (qui a notamment travaillé pour Josh Rouse), ce disque reprend la recette efface des deux premiers essais des Espagnols : une pop sensible et souriante, chiadée et ensoleillée. Et une fois de plus, la critique est unanimement dithyrambique. Le public, qui s’est constitué d’un bon vivier de fans fidèles, suit le groupe en concert, où le groupe a acquis une très solide réputation.

Arnaud de Vaubicourt

Les dates ...

2007 (18 Juillet)
Sortie de Tiny Telephone
2005 (26 Avril)
Sortie de Little Heart Attacks
2003 (Octobre)
Sortie du premier album
1999
Formation de The Sunday Drivers

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