Le premier album de
The Teenagers, produit par Gordon Raphael (The Strokes), puise ses racines dans l’expérience personnelle des trois garçons. Très narratifs, les douze morceaux qui le compose sont drôles, spontanés, simples, avec des textes décalés et satyriques qui ont d’emblée accroché le public anglophone (sans passer par la case francophilie).
Que ce soit le fameux
« Homecoming », hymne adolescent sur les nouveaux rapports homme-femme du XXIème siècle, ou le second single
« Love No », les relations amoureuses sont au centre du débat (et des ébats) de l'album.
De la même façon, le disque propose un vibrant hommage à l’actrice
Scarlett Johansson, subtilement titré
« Starlett Johannson » (avant que celle-ci n'endosse à son tour le rôle de chanteuse) ; un autre titre retrace l’anecdote d’une agression évitée dans les rues de Paris (
« Paris Streets ») ; ou encore le dansant
« Feeling Better » qui rappelle en un refrain glorieux l'âge d'or de la
new wave (« If you wanna dance, dance, dance... / Who's there for you when you're cold and alone /
The Teenagers,
The Teenagers / We're playing our songs and you're dancing along / You're feeling better, feeling better... »).
L’album se clôt sur le titre
« End of the Road » : une ballade au son lourd qui n’est pas sans rappeller le fameux
« Still Loving You » des
Scorpions ou certains airs de
Bon Jovi, que le trio a adulés dans une prime jeunesse, avant sa conversion aux Stooges et autres Strokes.
Jamila Wahid