par Loïc Picaud
Third Eye Blind voit le jour à San Francisco en 1993. Le guitariste et chanteur Stephan Jenkins (né en 1964) est à la tête de ce groupe de rock alternatif influencé par le grunge. Il recrute le guitariste Tony Fredianelli et le bassiste Arion Salazar (ex Fungo Mungo) quand celui-ci est disponible. Kevin Cadogan partage le poste de guitariste à la fin 1995 et introduit le batteur Brad Hargreaves (ex Counting Crows).
Carton de hits
Le groupe attire vite l'attention des labels sur la foi de musiciens expérimentés, d'une base de fidèles de leurs concerts (dont une première partie d'Oasis) et d'une démo de 14 titres qui contient les hits de leur premier album. Sorti au printemps 1997, Third Eye Blind fait un carton dans les charts et emmène les singles « Semi-Charmed Life » (n°4 du Top 100 et single Modern Rock de l'année du Billboard), « Jumper » (n°5) et « How's It's Going to Be » (n°9).
En comparaison, l'album suivant Blue (novembre 1999) fait pâle figure malgré les scores honorables des singles « Anything » et « Never Let You Go » (n°14). Il ouvre surtout une faille dans le groupe qui se sépare de Kevin Cadogan, guitariste et principal co-compositeur, durant la tournée mondiale subséquente.
Déroute, doute et retour
Ces événements conduisent Third Eye Blind dans une période difficile marquée par l'album Out of the Vein (mai 2003), échec majeur du groupe malgré le hit potentiel « Blinded ». Il s'ensuit un long silence où le doute ronge le meneur Stephan Jenkins. La compilation A Collection le rappelle à ses bons souvenirs en 2006.
Ces affres d'écriture semblent oubliées lorsque paraît l'EP digital Red Star en novembre 2008. Le groupe revient gonflé à bloc avec le quatrième album Ursa Major en août 2009, et un nouveau hit, « Don't Believe a Word ».
Loïc Picaud
Les dates ... 2009 (18 Aout) Sortie de Ursa Major 2003 (13 Mai) Sortie de Out of the Vein |