Elle n’a que 30 ans lorsqu’elle écrit : « Quand je n’aurais plus le temps de trouver tout le temps du courage ». Une sorte de prémonition.
Dis-lui de revenir…
A l’aube des années 80, Véronique Sanson connaît un premier passage à vide. Elle a d’abord quitté son mari, prenant un aller simple pour Paris, avec son fils Christopher, à l’issue d’un long procès avec la justice américaine. De retour en France, elle poursuit les enregistrements et les tournées. Elle sera notamment la première chanteuse à investir le Palais des Sports de Paris. Il faut toutefois attendre 1988 pour que Véronique Sanson marque un coup d’éclat avec l’album Moi, le venin. Il contient « Allah », produit par Michel Berger, une chanson qui fait scandale auprès des extrémistes musulmans. En 1989, Véronique Sanson reçoit une lettre de menace de mort et doit retirer le titre de son tour de chant. Ces années-là, elle confirme également son engagement caritatif. Après Chanteurs Sans Frontières, elle participe à la tournée des Enfoirés avec Eddy Mitchell et Michel Sardou. 1992 : Véronique Sanson célèbre ses 20 ans de carrière. L’album Sans regrets la fait renouer avec le succès discographique ; le fameux single « Rien que de l’eau », se vend à 500 000 exemplaires. Elle reçoit également la Victoire de la musique de la chanteuse de l’année.
Une femme de scène
La scène a toujours lié Véronique Sanson à son public. Sa fougue fait de ses concerts une grande fête musicale. Après le spectacle Symphonic Sanson au théâtre du Châtelet, elle est l’héroïne de « La fête à Sanson », lors des Francofolies. Le concert donne lieu à un album Comme ils l’imaginent, en compagnie d’Alain Chamfort et Maxime Leforestier. En 1995, elle se marie avec l’humoriste Pierre Palmade. Coup de pub ? L’on ne saura jamais ce qui a conduit la musicienne à étaler ce mariage invraisemblable à la une des journaux. Cette période reste d’ailleurs peu fructueuse en matière d’innovation. En effet, Véronique Sanson sort en 1999 un album en hommage à Michel Berger. D’un papillon à une étoile reprend ses plus belles chansons, de « Diego libre dans sa tête » à « La minute de silence ». On a parfois reproché à Véronique Sanson d’être un ersatz de Michel Berger, stigmatisant là son manque d’originalité mélodique.