Le deuxième Wu-Tang Clan est double et extrêmement attendu. Malgré un support extrêmement réduit de la part des médias, il réussit à se vendre à 650 000 copies lors de la semaine de sa sortie. La chaîne américaine CNN évoque alors le succès de ce groupe atypique extrêmement populaire tandis que le son est éloigné au possible des productions formatées pour la radio.
Le premier single
« Triumph » en est emblématique, tissant une épopée de 5 minutes et 9 couplets d’autant de rappeurs différents, sans refrain. La formule du premier album reste inchangée sur cet opus, à l’exception de RZA expérimentant davantage avec des samples de violons ou de pianos mélancoliques , et laissant la place à d’autres producteurs-maison comme 4th Disciple ou True Master.
Parfois jugé trop long par les critiques, les morceaux de ce long album ne sont pas tous de la première fraîcheur. Il est à noter un virage lyrique, s’inspirant entre autres des principes de la Nation of Islam, les textes visant une prise de conscience collective. Ol’ Dirty Bastard sera cependant le premier à l’omettre lorsqu’il déboulera sur scène lors de la cérémonie des Grammy Awards de 1998 afin de contester la victoire de
Puff Daddy sur le Wu : « Wu Tang, c’est pour les enfants » !
DaBee