Raccrochée à la vogue électro-pop tendance fluo, Yelle a créé un phénomène en 2007 avec la chanson « Je veux te voir » et l’album Pop-Up et un zeste de provocation. Musicalement bien entourée par le producteur GrandMarnier, cet essai reste à confirmer.
Folklore breton
Yelle, de son patronyme Julie Budet, est la fille du chanteur folk breton François Budet (« Loguivy-de-la-Mer »). Née le 17 janvier 1983, à Saint-Brieuc, elle suit un cursus Arts et Spectacle à l’université de Rennes, obtenant un DEUG menant la jeune femme à un emploi-jeune dans une compagnie de « gestion de spectacles de clowns » près de chez elle. Pas vraiment motivée par de telles perspectives d’avenir, elle préfère passer son temps libre à faire de la musique avec son compagnon, le musicien et producteur Jean-François Perrier, dit Grand Marnier. Passé le choc musical à retardement qu’a constitué le premier Daft Punk, Homework (comme pour beaucoup d’autres apprentis-musiciens), « l’adulescente » également passionnée de mode écoute de l’électro et du rap.
Tubes fluo
En septembre 2005, tombant sur une compilation du collectif TTC, Pour les Filles – Volume 1 (2005), Yelle – qui choisit ce pseudonyme, contraction de yeah et elle – décide de réagir sans modération aux paroles sexistes du DJ Cuizinier et aux images dégradantes du clip sur sa page MySpace ; son titre « Short Dick Cuizi », promptement rebaptisé « Je veux te voir » fait un carton avec plus de cent mille écoutes en quelques semaines.